CANCER du SEIN : quelle est la signification émotionnelle et symbolique des cancers du sein ? Décodage approfondi & Guide pratique - Les dossiers Symptômes & Sens
- latelierdeletre

- 27 oct. 2024
- 9 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 nov.
Par Caroline PICOU-NOLL, Thérapeute & Formatrice
Fondatrice de SOMA - La Biologie du Ressenti®
Vous pouvez à présent bénéficier d'une session d'accompagnement en visio suivie de l'écriture de votre propre article de décodage personnalisé

Le cancer du sein : un simple dysfonctionnement cellulaire aléatoire ?
En quoi serait-il le révélateur d'un conflit de 'maternage' ?
Pourquoi le sein gauche et le sein droit réagissent-ils différemment ?
Comment le cancer du sein s'inscrit-il dans l'héritage familial ?
"Le symptôme n'a rien d'un hasard biologique ou psychique. C'est une clé qui ouvre un espace d’écoute et permet d'explorer les besoins restés inconscients, parfois inscrits depuis des générations". Caroline Picou-Noll
Déchiffrons le mécanisme psycho-émotionnel du cancer du sein et ses significations symboliques & spirituelles.
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Bonne lecture !
Introduction
À travers cette série de décodages, je vous propose une lecture biologique et psycho-émotionnelle des symptômes - qu'il s'agisse d'une maladie, d'états de mal-être ou de comportements.
L’objectif ici est d'apprendre à écouter ce que le corps exprime, et d'en découvrir la signification.
Plus qu’une simple liste de correspondances, ces dossiers offrent des décodages précis, des cas concrets, et intègrent un auto-décodage guidé que j'ai mis en forme pour vous. Ils permettent d’ouvrir l'exploration de vos propres ressentis, d’interroger votre vécu et trouver des repères pour saisir non seulement le sens mais aussi l'origine de vos maux.
C’est une façon accessible, structurée et concrète d’avancer dans la compréhension de soi, parfois le premier pas pour celles et ceux qui hésitent encore à s’engager dans une démarche d'accompagnement thérapeutique complémentaire.
Nous allons ici explorer les fonctions biologiques ainsi que le décodage émotionnel et symbolique du cancer du sein.
Disponible en accès libre : « LE DÉCODAGE BIOLOGIQUE & ÉMOTIONNEL DES SYMPTÔMES : Origines, signification & sens des maux et maladies » à découvrir ICI.
Sommaire du dossier Symptôme & Sens :
"LE CANCER DU SEIN - Décodage approfondi & Guide pratique"
1. Étymologie & sens du mot cancer
2. Définition & symptomatologie du cancer du sein : lesquels de ces symptômes vous concernent ?
3. Quels organes / tissus sont impliqués dans le cancer du sein et quels sont leurs rôles ?
4. Ce que révèle un cancer du sein : décodage biologique et lecture psycho-émotionnelle
5. Décodages selon les différents types de cancer du sein
6. Comprendre et apaiser le cancer du sein : auto-décodage guidé en questions clés
7. Cas pratique : un exemple de cancer du sein décrypté
Les trois premiers chapitres de ce dossier, récemment révisé et enrichi, sont dès à présent accessibles en lecture libre. Le dossier complet sera proposé sous forme de livret PDF téléchargeable à partir de la fin novembre. La lecture des trois premières parties permet déjà de poser des repères et de commencer à relier vos symptômes, votre histoire et vos ressentis. Pour être informé(e) dès la mise en ligne du livret, vous pouvez m’adresser un mail à latelierdeletre@icloud.com.
1. Étymologie & Sens du mot cancer
Le mot cancer vient du latin cancer, emprunté au grec ancien karkínos (καρκίνος), qui signifie « crabe ». Les médecins de l’Antiquité, dont Hippocrate, utilisaient ce terme pour décrire certaines tumeurs dont les prolongements rappelaient les pattes d’un crabe s’accrochant aux tissus voisins. L’image du crabe, animal qui avance de biais et s’agrippe fermement, évoquait déjà l’idée d’un mouvement d’attache, d’invasion ou d’expansion difficile à contenir.
Le mot sein : une autre histoire
Le mot sein vient du latin sinus, qui signifie d’abord courbure, creux, pli ou repli. Dans les textes du XIIᵉ siècle, il désigne la partie du vêtement qui recouvre la poitrine, avant de nommer, par extension, la poitrine elle-même. Cette racine sinus exprime une forme d’enveloppement ou de refuge.
Dans les langues germaniques, le mot équivalent - breast en anglais, Brust en allemand, borst en néerlandais, bröst en suédois - vient d’une racine indo-européenne plus concrète : bʰrews- qui signifie « gonfler ». Ces termes évoquent la forme arrondie de la poitrine, la mise en avant du relief.
« Prendre en son sein » : du latin sinus (« creux, pli, refuge »). L’expression signifie accueillir quelqu’un ou quelque chose tout près de soi, dans un espace intime et protecteur. Elle conserve l’idée d’inclure et de garder : ce qui est pris « en son sein » demeure proche, tenu et protégé. Cette mémoire sémantique éclaire les thèmes d’attachement, de contact et d’abri associés au sein.
2. Définition & symptomatologie du cancer du sein : lesquelles de ces manifestations vous concernent ?
Le cancer du sein correspond à une prolifération de cellules anormales et malignes au niveau des tissus mammaires (canaux, lobules, épiderme de la plaque aréolo-mamelonnaire). Selon le siège et le comportement des cellules, plusieurs formes existent :
Carcinome canalaire in situ (CCIS) : il s'agit d'une prolifération de cellules d'aspect malin qui reste strictement localisée aux canaux (in situ). Il est considéré comme un cancer de stade 0 car, étant non invasif (n'ayant pas franchi la membrane basale), il n'a pas encore la capacité de former des métastases.
Carcinomes infiltrants (canalaire ou lobulaire) : ces formes sont malignes, car elles franchissent la membrane du canal ou du lobule pour atteindre le tissu voisin, leur donnant le potentiel de se propager.
Cancer du sein inflammatoire : atteinte des voies lymphatiques cutanées, avec rougeur et œdème rapides.
Maladie de Paget du mamelon : atteinte de l’épiderme du mamelon/aréole, pouvant être liée à un cancer canalaire sous-jacent.
Phénotypes biologiques : l'analyse des cellules cancéreuses permet d'identifier la présence ou l'absence de certains récepteurs (hormonaux ou protéine HER2). Cette classification définit le profil biologique de la tumeur, tel que le triple négatif (sans récepteurs hormonaux ni HER2) ou le HER2 positif (surexpression de HER2), ce qui est essentiel pour orienter les traitements spécifiques (hormonothérapie, thérapies ciblées ou chimiothérapie).
Les manifestations cliniques du cancer du sein sont variées. Dans leurs présentations les plus courantes, les atteintes mammaires se manifestent notamment par :
Masse à la palpation : la présence d'un nodule ou d'une induration (masse ferme) au niveau du sein ou de l’aisselle, persistant au même endroit.
Modification de la forme : un changement notable de la taille, de la forme ou de la sensation de densité du sein, se traduisant par une asymétrie récente.
Altérations cutanées : des changements visibles de la peau, tels que la rougeur, l’épaississement, une chaleur inhabituelle ou un aspect de "peau d’orange" (souvent lié à l'obstruction lymphatique).
Anomalies du mamelon : un écoulement spontané, unilatéral et persistant (notamment s'il est clair ou sanguinolent), une rétraction ou un changement de direction récent du mamelon.
Lésions spécifiques : des démangeaisons ou une lésion eczématiforme persistante et centrée sur le mamelon, pouvant évoquer la maladie de Paget.
Douleur : une douleur localisée, inhabituelle et durable ; il est important de noter que la douleur isolée est rarement le premier signe d'alerte, mais sa persistance doit être considérée.
Atteinte ganglionnaire : l'augmentation de volume (gonflement) d'un ou plusieurs ganglions axillaires, qui sont généralement fermes.
Quand consulter ? Devant tout changement récent qui persiste quelques semaines, prenez avis médical.
À noter : date d’apparition et évolution (stable, en progression, fluctuante) ; localisation précise (quadrant, proximité de l’aréole, aisselle) ; présence d’écoulement ou de lésion du mamelon ; symptômes associés : rougeur, chaleur, œdème, fièvre, fatigue inhabituelle...
3. Quels organes / tissus sont impliqués dans le cancer du sein et quels sont leurs rôles ?
Pour comprendre ce que raconte un cancer du sein, il est nécessaire de revenir d’abord à la fonction biologique des structures concernées. Le sein n’est pas un bloc homogène : c’est un ensemble organisé de glandes, de canaux, de tissus de soutien, de peau et de réseaux vasculaires et lymphatiques, chacun jouant un rôle précis. C’est dans ces tissus que naissent la plupart des cancers du sein.
On distingue principalement deux grandes origines des cancers du sein : les formes canalaires et les formes lobulaires : le carcinome canalaire prend naissance dans les canaux galactophores, ces petits conduits qui acheminent le lait des lobules vers le mamelon. Il forme souvent une masse plus localisée, parfois bien visible à l’imagerie ou à la palpation. Le carcinome lobulaire, lui, se développe dans les lobules mammaires, les “petites grappes” glandulaires qui produisent le lait. Il a davantage tendance à s’infiltrer de façon diffuse dans le sein, et peut parfois être moins net à repérer cliniquement ou à l’imagerie.
Dans la suite du dossier, les distinctions entre ces deux origines lobulaire (production) et canalaire (circulation), ainsi que les autres présentations du cancer du sein (formes dites “pré-cancéreuses”, cancers inflammatoires, maladie de Paget du mamelon, profils biologiques comme le triple négatif ou le HER2-positif) seront importantes pour affiner la lecture et le décodage psycho-émotionnel.
La glande mammaire : lobes, lobules et canaux galactophores
Au cœur du sein se trouve la glande mammaire, organisée en plusieurs unités :
Les lobes : chaque sein comporte environ 10 à 20 lobes, disposés en éventail autour du mamelon.
Les lobules : à l’intérieur de chaque lobe, de petits amas glandulaires (lobules) contiennent des alvéoles capables de produire le lait sous l’influence des hormones.
Les canaux galactophores : ce sont de fins conduits qui acheminent le lait des lobules vers le mamelon. Ils se ramifient comme un réseau d’arborescences et convergent vers le centre de l’aréole.
Sur le plan histologique, ces structures sont tapissées d’un épithélium (une couche de cellules qui bordent l’intérieur des canaux et des lobules) soutenu par des cellules myoépithéliales. C’est dans ces épithéliums glandulaires et canalaires que se développent la majorité des cancers du sein (carcinomes canalaires ou lobulaires).
Biologiquement, la glande mammaire est conçue pour produire et sécréter le lait (fonction de nutrition et de soutien à la survie du nouveau-né); répondre aux variations hormonales (puberté, cycles, grossesse, allaitement, ménopause).
Ce tissu est hautement sensible aux hormones et aux changements de contexte relationnel et reproductif (grossesse, maternage réel ou symbolique, interruptions, deuils périnataux, etc.).
Les tissus de soutien : stroma fibreux, ligaments et graisse
Autour de la glande mammaire, on retrouve :
Le tissu conjonctif fibreux : il forme un « stroma » de soutien, dans lequel se distinguent notamment les ligaments de Cooper, fins haubans qui ancrent le sein à la peau et au plan profond et séparent les lobules entre eux. Leur rétraction peut créer des zones de rétraction cutanée en cas de lésion tumorale.
Le tissu adipeux (graisse) : il remplit les espaces entre les lobes et les lobules, et participe au volume, à la souplesse et à la forme générale du sein. La quantité de graisse varie fortement d’une personne à l’autre.
Ces tissus n’ont pas pour fonction de produire du lait, mais de protéger la glande, amortir les chocs, maintenir la structure globale du sein.
Certaines tumeurs peuvent naître dans ces tissus de soutien (sarcomes, tumeurs phyllodes), cependant la grande majorité des cancers du sein sont d’origine épithéliale (dans les canaux et lobules).
Peau, aréole et mamelon : interface avec l’extérieur
La surface du sein comprend :
La peau recouvrant le sein : elle protège l’ensemble des tissus sous-jacents. Des modifications de texture, de couleur, de température ou l’apparition de rougeurs peuvent traduire une atteinte des voies lymphatiques ou une réaction inflammatoire associée à un processus tumoral.
L’aréole : zone pigmentée entourant le mamelon, riche en glandes spécifiques (glandes aréolaires ou de Montgomery) qui lubrifient et protègent la région, particulièrement durant l’allaitement.
Le mamelon : point de convergence des canaux galactophores, par lequel s’écoule le lait. Des écoulements, fissures, croûtes, eczéma persistant ou rétraction du mamelon sont des signes importants à prendre en compte.
Cette zone représente la frontière visible de la glande mammaire, là où ce qui est produit « à l’intérieur » (le lait) est mis en relation directe avec l’extérieur (l’enfant, l’autre, le monde).
Le réseau lymphatique et les ganglions : surveillance et drainage
Le sein est parcouru par un réseau dense de vaisseaux lymphatiques qui assurent le drainage des liquides et la circulation de cellules immunitaires. Une partie importante de cette lymphe converge vers :
le plexus sous-aréolaire (plexus de Sappey), situé juste sous l’aréole
les ganglions axillaires (dans l’aisselle), qui reçoivent environ 75 % du drainage lymphatique du sein
les ganglions mammaires internes (parasternal), situés le long du sternum, qui reçoivent une autre partie du drainage.
Ces structures jouent un rôle central de filtre immunitaire (surveillance et réponse en cas d’infection ou de prolifération anormale) et de voie de dissémination potentielle des cellules tumorales vers d’autres régions du corps.
C’est pourquoi l’exploration des ganglions axillaires et sentinelles est un élément clé du bilan et du traitement d’un cancer du sein.
Dans la suite du dossier, c’est à partir de ces rôles biologiques précis - protection, nutrition, lien, soutien, filtration, etc. - que nous pourrons éclairer ce que le cancer du sein vient exprimer du plan psycho-émotionnel : maternage, attachement, place dans la lignée, sein gauche / sein droit, et types de cancers selon la zone atteinte, incluant le 'pré-cancer'.
4. Ce que révèle un cancer du sein : décodage biologique et lecture psycho-émotionnelle
Il est important de rappeler que le décodage ne remplace ni le suivi médical ni les traitements. Il ouvre un espace pour entendre ce que ce symptôme met en lumière dans la trajectoire d’une personne : ici, dans le cas du cancer du sein, on va parler de manières de protéger, de nourrir, de rester en lien, de se situer dans sa famille et dans sa vie.
À partir des fonctions décrites dans la partie 3, quatre registres principaux se distinguent dans la lecture psycho-émotionnelle du cancer du sein : nourrissage et soin, transmission et circulation, contact et interface, défense et surveillance. Ils servent de repères pour comprendre ce que le corps signale.
La suite de l'étude est en cours de réécriture.
Le dossier complet sera disponible sous forme de livret PDF
téléchargeable d'ici fin novembre.
Si vous souhaitez être notifié(e) dès la mise en ligne du livret, je vous invite à m'adresser un mail : latelierdeletre@icloud.com.
©2025 par Caroline PICOU-NOLL - L'ATELIER DE L'ÊTRE -
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