Les cervicales : décodage biologique, émotionnel & symbolique
- latelierdeletre

- 3 déc. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 déc. 2025
Par Caroline PICOU-NOLL, Thérapeute & Formatrice
Fondatrice de SOMA - La Biologie du Ressenti®
Cette série de décodages est une invitation à ouvrir nos horizons, et à explorer ce qui fait la richesse de notre être, à la croisée de la biologie et de l’émotionnel.
Chaque organe, chaque tissu porte une histoire, une mémoire façonnée par nos expériences et nos ressentis. À travers leurs fonctions essentielles et des pistes de décodage biologique, émotionnel et symbolique, posons un regard nouveau sur la manière d’interpréter les signaux du corps, guidés par des questions clés et des exercices pratiques.
Enrichis de références culturelles, mythologiques et spirituelles, expressions ou anecdotes, ces décryptages ouvrent la voie à une réflexion élargie sur les liens entre le corps et les émotions.
Écouter et comprendre ses symptômes, c’est le premier pas vers l’apaisement, vers une connexion plus profonde avec soi-même et les autres. Ensemble, cultivons une approche plus consciente et éclairée de ce qui nous anime.
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Bonne lecture !
Les cervicales
Pistes de décodage non exhaustives, à affiner selon le vécu et les ressentis de chacun.
Les cervicales sont les sept premières vertèbres de la colonne vertébrale : l’atlas, l’axis, puis C3 à C7. Elles soutiennent la tête, permettent une grande liberté de mouvement (flexion, extension, rotation, inclinaison) et protègent la partie haute de la moelle épinière. Elles assurent également la transmission nerveuse vers les muscles du cou, des épaules et du diaphragme, et participent à l’équilibre et à l’orientation du regard. Leur anatomie combine mobilité et précision, avec une musculature fine permettant des ajustements rapides et continus dans la posture.
Les cervicales renvoient au conflit de capitulation. Elles reflètent une tension entre faire face ou céder, affronter ou se soumettre, tenir sa posture ou renoncer.
Le mot “capituler” vient de caput, la tête : il s’agit de ce qui touche au chef, à la direction, à la dignité. En période de pression, la nuque peut symboliser une forme d’abandon forcé ou de lutte intérieure contre une situation où l’on se sent en position d'infériorité ou perdant. Cela peut concerner une personne, une autorité, une circonstance, ou soi-même lorsque la tête dit une chose et le corps une autre.
Cette zone peut aussi réagir lorsque l’on n’arrive plus à “garder la tête haute”, lorsque l’image de soi vacille, ou quand on se sent poussé à baisser la tête face à quelque chose qui dépasse ou qui domine.
Réflexion / question clé :
Face à quoi, ou à qui, ai-je le sentiment de devoir céder, renoncer ou baisser la tête ?
Pratique / protocole simple :
Posez une main à la base de votre nuque, paume ouverte, sans pression. Laissez simplement la chaleur de votre main se diffuser, puis relâchez légèrement vos épaules comme si vous déposiez un poids. Respirez profondément.
Ce geste redonne de la souplesse à la zone en rappelant que la nuque n’a pas à porter seule le rapport de force intérieur. Un relâchement minimal suffit souvent à apaiser la tension réflexe de “tenir” ou de “résister”.
Cultures & savoirs ancestraux :
Dans la médecine traditionnelle chinoise, la nuque est une zone particulièrement sensible, nommée Feng Fu, la “porte du Vent”. Elle est perçue comme un lieu d’ouverture où les tensions externes, la fatigue ou les pressions du quotidien pénètrent plus facilement. Lorsqu’elle se contracte, cela signale souvent une perte de vitalité ou une difficulté à faire circuler l’énergie entre la tête et le reste du corps.
Mythes, symboles & sagesse du corps :
Dans le règne animal, la nuque est un point crucial : c’est là que s’exerce la prise de contrôle, le maintien ou la soumission. Une simple pression suffit à interrompre un mouvement ou à immobiliser un corps. Cette réalité archaïque éclaire la charge symbolique de cette zone : les cervicales réagissent lorsque l’on se sent tenu, maîtrisé ou contraint dans une position intérieure. Elles rappellent que la manière dont on place sa tête, soit s’incliner, se redresser, rester immobile, exprime une posture face à une situation : une réponse à un rapport de force, à une pression ou à une exigence qui nous dépasse.
Dans la mythologie grecque, Atlas est le titan condamné à porter la voûte céleste sur ses épaules. Il ne peut ni se dérober ni déposer son fardeau. La première vertèbre cervicale porte son nom : l’atlas soutient littéralement la tête, comme le titan soutenait le ciel. Symboliquement, cela évoque ce qui pèse sur soi au niveau le plus haut : un rôle, une responsabilité, un regard porté sur le monde que l’on n’a pas toujours choisi.
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