L'anus : décodage biologique, émotionnel & symbolique
- latelierdeletre
- 19 déc. 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 déc. 2025
Par Caroline PICOU-NOLL, Thérapeute & Formatrice
Fondatrice de SOMA - La Biologie du Ressenti®
On parle rarement de l’anus : gêne, tabou, ... et pourtant. Les symptômes à cet endroit sont très fréquents : irritations, démangeaisons, hémorroïdes, saignements, fissures… Cette zone évoque des difficultés très précises, directement liées à ses fonctions.
Continence, frontière intime, dignité, identité, place : tout se joue là, de façon très concrète.
Cette série de décodages est une invitation à ouvrir nos horizons, et à explorer ce qui fait la richesse de notre être, à la croisée de la biologie et de l’émotionnel.
Chaque organe, chaque tissu porte une histoire, une mémoire façonnée par nos expériences et nos ressentis. À travers leurs fonctions essentielles et des pistes de décodage biologique, émotionnel et symbolique, posons un regard nouveau sur la manière d’interpréter les signaux du corps, guidés par des questions clés et des exercices pratiques.
Enrichis de références culturelles, mythologiques et spirituelles, expressions ou anecdotes, ces décryptages ouvrent la voie à une réflexion élargie sur les liens entre le corps et les émotions.
Écouter et comprendre ses symptômes, c’est le premier pas vers l’apaisement, vers une connexion plus profonde avec soi-même et les autres. Ensemble, cultivons une approche plus consciente et éclairée de ce qui nous anime.
💬 "Chaque partage est une graine semée pour inspirer ceux qui nous entourent."
Les contenus présentés ici sont le fruit d'un travail diffusé gracieusement,
dans une démarche de contribution au collectif.
Toute utilisation ou reproduction nécessite cependant mon accord.
Merci de mentionner la source si vous souhaitez en partager un extrait.
Bonne lecture !
L'anus
Pistes de décodage non exhaustives, à affiner selon le vécu et les ressentis de chacun.
Description / Fonctions biologiques :
L’anus est l’orifice terminal du tube digestif. Il prolonge le rectum par le canal anal, juste avant l’ouverture vers l’extérieur. C’est une zone de transition entre muqueuse et peau, très vascularisée et fortement innervée qui réagit vite aux frottements et à l’inflammation, au stress (hypertonie, crispation) ainsi qu'aux variations du transit (poussée, effort, diarrhée/constipation).
Sa fonction principale est la continence. La fermeture au repos est assurée par deux sphincters : un sphincter interne involontaire (muscle lisse) qui maintient un tonus de base, et un sphincter externe volontaire (muscle strié) qui permet le contrôle conscient. Le plancher pelvien soutient l’ensemble et participe à la coordination. Les coussins hémorroïdaires, structures normales du canal anal, renforcent l’étanchéité fine.
L’anus participe aussi à la discrimination du contenu (gaz, liquide, solide) et à l’évacuation au moment voulu, grâce au relâchement coordonné des sphincters et du plancher pelvien, associé à la poussée abdominale et à la contraction rectale.
L’anus dans sa fonction principale parle d’un seuil. Quand cette zone se manifeste (tension, irritation, douleur, fissure, saignement), une piste simple consiste à regarder ce qui met le corps en situation de retenir sans pouvoir choisir le moment, le lieu, la distance ou le cadre. Ce n’est pas une histoire de “mental”, c’est une mécanique : trop de pression à un endroit qui a besoin de souplesse.
La continence repose sur deux registres : un sphincter interne automatique (tonus de base) et un sphincter externe volontaire (contrôle). Cela renvoie souvent à deux questions : sécurité et souveraineté. Sécurité : est-ce que le corps se sent tranquille ? Souveraineté : est-ce que la personne peut dire oui et non en se respectant, sans se justifier, sans céder ? Quand la souveraineté est malmenée (intrusions, demandes qui forcent, rythme imposé, environnement vécu comme envahissant), le seuil peut se crisper ou se dérégler.
C’est là que l’anus parle d’identité et de place. Cette zone engage la reconnaissance, le territoire, la frontière intime. Elle peut résonner avec des situations où la place est floue : ne plus savoir où se tenir, se sentir rabaissé, illégitime, “entre deux chaises”, ou occuper une place qui ne correspond plus.
Le tabou autour de cette partie du corps renforce parfois la tendance à serrer, à cacher, à ne pas dire.
Enfin, l’anus participe à une discrimination sensorielle fine du contenu (gaz, liquide, solide) et à la décision de continence : l’ajustement immédiat entre retenir, relâcher, différer. Quand la zone devient hyper-réactive, cela peut signaler une surcharge : trop de proximité, trop de sollicitations, pas assez de marge. Revenir à l’équilibre passe souvent par des gestes concrets : remettre du cadre, du temps, de la distance, et des limites posées clairement.
Réflexion / question clé :
Où votre souveraineté est-elle fragilisée lorsqu'il s'agit de décider, dire non, choisir le moment, pour rester vous-même, à votre juste place ?
Pratique / protocole simple :
1) Repérer le verrou
Notez une situation récente où vous avez senti une fermeture dans le corps : « Mon verrou se ferme quand… »
2) Nommer l’enjeu de place
« Là, ce qui est en jeu pour ma place, c’est… »
(ex. : être respecté(e), ne pas être rabaissé(e), ne pas céder, ne pas être envahi(e), ne pas être exposé(e))
3) Nommer l’enjeu identitaire
« Si je laisse passer, je perds… »
Puis : « Si je tiens ma limite, je reste… »
(l'idée est de préciser ce que “rester moi” veut dire ici)
Cultures & savoirs ancestraux :
Les orifices sont pensés comme des portes : ils protègent l’intérieur, régulent ce qui sort, filtrent ce qui entre. Dans cette logique, l’anus représente une porte majeure : la sortie la plus intime, la plus exposée, celle qui engage la dignité. C’est aussi pour cela que les cultures ont, très tôt, codifié tout ce qui touche à cette zone : pudeur (ce qui se montre ou ne se montre pas), gestes (comment on se nettoie, avec quoi, dans quel ordre), propreté (ce qui est acceptable ou non), manière de se tenir, se comporter (où, quand, avec quelle discrétion). Ils passent aussi par le langage : ce qu’on ose nommer, ce qu’on contourne, les mots qu’on évite, les euphémismes. Autrement dit, la “porte” n’est pas seulement physiologique : elle est aussi sociale. Elle relie directement le corps à la question de l’intime, du regard des autres, et de la place.
Mythes, symboles & sagesse du corps :
Chez l’animal, l’identité sociale ... se flaire. Le chien, par exemple, renifle l’arrière-train de ses congénères pour obtenir des informations précises : “qui est là”, “qui est l’autre”, “comment il se situe”, “dans quel état il est”. C’est un langage de reconnaissance. La zone autour de l’anus devient une véritable signature.
Concrètement, cette signature olfactive repose sur un mélange d’informations chimiques à la fois stable et singulier, qui varie selon l’individu et selon le moment. Le chien capte une identité (cet individu-là), mais aussi une identité sociale : familiarité ou non, appartenance au groupe, niveau de tension, disponibilité, état d’excitation ou d’apaisement. C’est une carte d’identité actualisée en permanence.
©2025 par Caroline PICOU-NOLL - L'ATELIER DE L'ÊTRE - Tous droits réservés
Vous souhaitez prendre rendez-vous ?
Le décodage de la signification des symptômes vous intéresse ?
Des ateliers et formations sont proposées tout au long de l'année
en présentiel à Colmar en Alsace, France.




