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L'ANGIOME RUBIS : décodage biologique, symbolique et signification spirituelle, par Caroline Picou-Noll

il y a 7 heures
7 min de lecture
Décodage symbolique signification spirituelle de l'angiome rubis par Caroline Picou-Noll

Que racontent ces points rouges sur la peau appelés 'rubis', qui s'installent durablement sur la peau ?


Pourquoi de petits vaisseaux se développent et se dilatent sur certaines zones du corps ?


Comment leur localisation vient-elle donner un axe à l’exploration du sens de ce symptôme ?






Les contenus présentés ici sont le fruit d'un travail diffusé gracieusement,

dans une démarche de contribution au collectif.


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nécessite mon accord préalable et la mention de la source :

Caroline PICOU-NOLL - La Biologie du Ressenti®


Bonne lecture !




Décodage biologique, émotionnel, symbolique & signification spirituelle de

l'angiome rubis.





Un angiome rubis, qu’est-ce que c’est ? Décodage & signification


Le mot angiome vient du grec angeion, « vaisseau », et du suffixe -ome, qui désigne une formation tumorale, ici bénigne. Le terme rubis fait référence à sa couleur rouge, semblable à celle de la pierre précieuse.


L’angiome rubis est une petite formation vasculaire située dans le derme superficiel. Il se présente comme un point rouge vif, bordeaux ou violacé, généralement de quelques millimètres, plat ou légèrement en relief. Sa couleur provient du sang contenu dans les petits vaisseaux qui le composent.


Il apparaît fréquemment sur le tronc, parfois sur les bras et d’autres parties du corps. Il peut être isolé ou multiple. Habituellement indolore, il peut saigner lorsqu’il est accroché ou blessé.


Une fois installé, l’angiome rubis persiste généralement. De nouvelles lésions peuvent apparaître au fil des années; leur fréquence et leur nombre augmentent avec l’âge, même si des personnes jeunes en présentent également.



Fonctions biologiques et mécanisme


Le derme soutient la peau; ses fibres de collagène et d’élastine lui donnent résistance et souplesse. Il abrite notamment les nerfs, les glandes et les vaisseaux cutanés.

Les petits vaisseaux permettent les échanges entre le sang et les tissus : l’oxygène et les nutriments parviennent aux cellules, tandis que le dioxyde de carbone et les produits du métabolisme sont récupérés. L’épiderme, situé au-dessus et dépourvu de vaisseaux, est lui aussi nourri par diffusion depuis le derme.

La paroi interne des vaisseaux est tapissée de cellules endothéliales. Leur multiplication et leur organisation participent à la formation du réseau vasculaire.


Dans l’angiome rubis, on observe une prolifération vasculaire locale : de petits capillaires se forment puis se dilatent, constituant progressivement un ensemble de vaisseaux rapprochés et interconnectés.

Cette structure reste localisée dans le derme superficiel. Le sang contenu dans ces vaisseaux explique sa couleur ; leur regroupement et leur dilatation expliquent le relief que peut prendre la lésion.


Leur nombre augmente nettement avec l’âge. Des apparitions plus nombreuses ont également été décrites pendant la grossesse, sans que les mécanismes en cause soient clairement établis. Une tendance familiale est parfois observée.



Pistes de décodage biologique, émotionnel et symbolique


Dans le postulat psychobiologique, une réaction corporelle pourrait exprimer une tentative d’adaptation à un ressenti ou à un besoin. Dans l’angiome rubis, l’exploration s’appuie sur plusieurs éléments : la formation locale de nouveaux petits vaisseaux, leur dilatation, leur regroupement, la présence du sang et la persistance de cette structure dans la peau.



Le sang et l’appartenance


Le sang porte une symbolique de vie, de parenté et de transmission. Les expressions « liens du sang », « être du même sang » ou « avoir cela dans le sang » témoignent de la place qu’il occupe dans nos représentations de la famille.


L’appartenance peut être vécue comme un appui, une fierté, mais aussi comme une obligation ou une contrainte.

Une personne peut se reconnaître dans sa famille, chercher à s’en différencier ou éprouver une difficulté à maintenir certains liens.

Pour une autre, le sang évoquera d’abord une naissance, une perte, un accident ou encore la vitalité. Les associations propres à chacun orientent alors l’exploration différemment.


Renforcer les liens, garder les siens


Dans l’angiome rubis, de petits vaisseaux se développent, se dilatent et constituent localement un réseau plus important. Rapproché de la symbolique du sang, ce processus pourrait inviter à explorer ce qui est mis en œuvre pour maintenir, renforcer ou recréer les liens avec les siens lorsqu’ils semblent se distendre.


La personne peut chercher à compenser un éloignement : organiser les retrouvailles, transmettre les nouvelles, rapprocher ceux qui se séparent. « Si je ne fais rien, nous allons nous perdre. » Il s’agirait alors de multiplier les occasions de rester reliés et de préserver le sentiment d’appartenance.


La persistance de la formation apporte une autre nuance : garder quelque chose des siens malgré la distance ou la disparition


Le derme : être atteint dans son intégrité


Cette formation vasculaire se développe dans un tissu qui contribue à la résistance et au soutien de la peau. Dans la lecture psychobiologique, le derme pourrait être associé au sentiment d’intégrité corporelle et à la sécurité dans son propre corps.


Une intrusion, une violence ou une humiliation peuvent laisser le sentiment d’avoir été atteint dans son intimité ou son intégrité : « Cela m’a marqué », « Je me suis senti sali ».


La nature vasculaire de l’angiome apporte alors une question supplémentaire : quelle place les relations et l’appartenance prennent-elles dans cette atteinte ? Une personne peut tenir à une relation tout en souffrant de ce qui s’y passe.

Elle peut vouloir préserver sa relation avec un proche tout en éprouvant la nécessité de protéger son intimité.


Dans une histoire de violence intrafamiliale, les questions de sang et d’intégrité se rencontrent de façon particulièrement douloureuse : l’atteinte a eu lieu au sein même du cercle dont la personne attendait une protection. L’attachement, la loyauté, la colère et le besoin de distance peuvent alors coexister.


Une marque qui demeure


La persistance de l’angiome mérite une place à part : une structure s’est formée dans la peau et y demeure.

Sur le plan symbolique, cette durée pourrait évoquer aussi bien le besoin de conserver une trace que le sentiment d’en porter une.

Ces deux expériences sont différentes. L’une peut concerner une présence que l’on souhaite garder, un attachement, une mémoire précieuse. L’autre peut exprimer ce qui a marqué malgré soi et semble indélébile.

« Je veux en garder quelque chose » et « Cela restera toujours en moi » ne racontent pas la même histoire. Le lien au sang ou à l’intégrité corporelle préciserait ce que représente cette permanence pour la personne.


Une trace corporelle peut subsister alors que le vécu auquel elle est associée a changé. La relation à cette marque peut, elle aussi, évoluer.


L’apparition au fil des années


L’augmentation avec l’âge constitue un constat biologique. Dans l’exploration individuelle, il peut néanmoins être intéressant de regarder ce qui se passe précisément dans la vie de la personne au moment où de nouvelles lésions apparaissent.


Au fil des années, les liens et les places se transforment; les enfants quittent la maison, des proches s’éloignent ou disparaissent, de nouvelles générations arrivent. Certaines personnes se retrouvent à assurer la continuité familiale ; d’autres souhaitent enfin se dégager d’un rôle qu’elles ont longtemps tenu.


Ces changements pourraient donner une résonance particulière aux pistes précédentes : maintenir un lien devenu moins accessible, conserver le souvenir d’un proche, transmettre une histoire ou retrouver sa place en dehors des attentes familiales.


Le regard sur le corps compte également. Découvrir des marques semblables à celles d’un parent peut susciter une reconnaissance, une inquiétude, ou un sentiment de continuité ou encore de dégoût. Une apparition pendant une grossesse ou une autre période de changement corporel demande, de la même manière, de considérer ce qui est effectivement vécu à ce moment-là et les éventuels échos avec une expérience plus ancienne.


Localisation et chronologie


L’emplacement apporte des nuances liées à la zone concernée et à son histoire. Une marque sur une partie exposée, sur le ventre ou dans une région intime peut avoir une importance particulière pour la personne.


La chronologie aide à retrouver le contexte. La date de découverte peut être différente de celle de l’apparition : un angiome ancien devient parfois visible à nos yeux lorsque nous prêtons davantage attention à notre peau.


Il faut aussi distinguer la multiplication des vaisseaux au sein d’un angiome et l’apparition de plusieurs angiomes. Les repères disponibles permettent de suivre ces évolutions sans les confondre.


Enfin, les mots choisis par les patients pour décrire ces angiomes comptent tout particulièrement. « Tache », « point de sang » ou « rubis » par exemple traduisent des regards bien différents : gêne, inquiétude, singularité ou valeur. La manière de parler de leur nombre ou de leur disposition apporte aussi des indications : « en chapelet », « en constellation », « un troupeau », « solitaire », « unique » ne racontent pas la même chose.



Dimension spirituelle : se réapproprier la vie qui circule en soi


La symbolique du sang et de la transmission ouvre une réflexion sur la manière de faire sienne une existence reçue au sein d’une histoire familiale. Reconnaître cet héritage permet de discerner les ressources sur lesquelles s’appuyer, les liens que l’on souhaite préserver et les répétitions auxquelles on veut mettre un terme.


Ce chemin peut demander de prendre une place différente, de renoncer à certaines obligations ou d’établir des limites jusque-là difficiles à poser. Il conduit aussi à regarder ce que l’on a consacré au maintien des liens et la place laissée à ses propres besoins.


Lorsque l’intégrité a été atteinte, se réapproprier son corps passe par la reconnaissance de ce qui a été subi et de la responsabilité de l’auteur. La vie reçue peut être distinguée de la violence vécue. Une trace peut demeurer tandis que l’on retrouve la liberté de choisir ses relations, de disposer de son corps et de décider pour soi.


Le nom même de « rubis », donné à cette lésion en raison de sa couleur, peut enfin ouvrir une autre association : celle de la valeur.

Pour une personne qui se sent marquée ou altérée, cette image peut soutenir un autre regard sur elle-même. Elle peut reconnaître ce qu’elle a reçu, reconnaître la légitimité de ses sensations et de ses besoins, et la valeur de ses choix, puis décider de ce qu’elle souhaite transmettre à son tour.



Aller plus loin : décoder vos angiomes rubis


Le décodage général éclaire la logique biologique de l'angiome rubis. Le décodage personnel recherche comment cette logique s’inscrit dans votre histoire et ce que votre symptôme exprime précisément.


Pour explorer votre symptôme à partir de votre vécu, vous pouvez soit prendre rendez-vous pour une séance au cabinet à Colmar ou en visioconsultation - suivie ou non d’un Récit-Miroir - soit demander la réalisation d’un décodage personnalisé de votre symptôme sur la base d’un échange écrit : contact@latelierdeletre.com

 



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