top of page
flower 0.jpg
Rechercher

Le décodage de mars : LA TENDINITE

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


Par Caroline PICOU-NOLL, thérapeute.





Quels messages se cachent derrière l'inflammation d'un tendon ?


De quelle façon la tendinite peut-elle être révélatrice de distorsions entre vos actions et vos principes et désirs profonds ?

 

En quoi la tendinite est-elle l'expression d'un conflit de performance ?

 

Dans quelle mesure la douleur fonctionne-t-elle comme un mécanisme de sauvegarde inconscient ?

 

Explorons ensemble comment les charges émotionnelles peuvent se traduire physiquement par une tendinite.




Introduction aux Décodages Mensuels


À travers cette série de décodages, je vous propose de découvrir une approche psychosomatique et psycho-émotionnelle de la maladie et de cultiver un réflexe ‘bio-logique’ qui vous aidera à interpréter vos symptômes. Au-delà d’une liste de décodages de maladies et de mal-êtres, je vous proposerai des pistes de réflexion et des questions clés, qui peut-être vous encourageront à développer un regard nouveau et autonome sur la mécanique biologique et à construire votre propre compréhension des liens entre les ressentis non exprimés ou inconscients et les réactions du corps.

 

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de la maladie vu depuis l’angle de la psycho-biologie, je vous propose un article complet ICI.



Sommaire - Vous retrouverez cette même trame pour chacun des sujets que je développerai au cours de l'année :

 

1.     Étymologie

 


Dans l’approche psychobiologique d’un trouble, la question que l’on pose en premier lieu est celle de son utilité. Regardons ensemble à quoi sert l’organe ou les tissus impliqués et ce que les symptômes peuvent dévoiler du ressenti qui en est la source.





 Alors … à quoi ça ‘sert’ LA TENDINITE ? 


 

1.     Étymologie


Du grec ancien τένων, ténôn : tendon, suffixe –ite : inflammation


 

2.     Définition & symptomatologie


La tendinite, également appelée tendinopathie, est une condition caractérisée par l'inflammation d'un tendon, la structure fibreuse connectant le muscle à l'os. Cette irritation est généralement le résultat d'une surutilisation ou de mouvements répétitifs imposant une sursollicitation ou contrainte excessive sur des tendons qui peuvent avoir été fragilisés, sous-entraînés, ou encore affaiblis par certaines conditions médicales ou l'usage de médicaments, ainsi que par des blessures directes au tendon.


Les symptômes courants de la tendinite incluent :


  • Douleur : une douleur localisée au niveau du tendon affecté, qui peut s'aggraver avec le mouvement ou le toucher. Ces douleurs peuvent être intenses, au point de gêner les gestes de la vie quotidienne.

  • Gonflement : une enflure peut apparaître autour de la zone du tendon enflammé.

  • Rougeur et chaleur : la peau au-dessus du tendon peut devenir rouge et chaude au toucher.

  • Raideur : une diminution de la flexibilité et de l'amplitude de mouvement dans la zone concernée.

  • Sensibilité : une sensibilité accrue autour du tendon affecté, surtout au toucher ou à la pression.

Toutes les parties du tendon peuvent être atteintes : le tendon lui-même, la partie reliée à l’os ou les gaines qui l’entourent (ténosynovite).

Les zones fréquemment touchées par la tendinite comprennent le tendon d'Achille, les tendons de l'épaule, du coude (comme dans le cas du "coude de tennis"), du poignet et du genou.



 

 

3.     Fonctions de l’organe / des tissus impliqués

 

…Le tendon, qu’est-ce que c’est ? à quoi ça sert ?


 

Les tendons font partie de l'appareil locomoteur musculosquelettique qui joue des rôles essentiels notamment dans le soutien du corps, la protection des organes vitaux, la production de mouvements, le stockage des minéraux, et la production de cellules sanguines dans la moelle osseuse. Sa santé est cruciale pour maintenir une bonne qualité de vie, permettant l'activité physique, la marche, la course, le saut, et d'autres mouvements essentiels au quotidien.


Le système musculosquelettique se compose des composants principaux suivants :


Les os, structure rigide fortement minéralisée formant le squelette, qui soutient et protège les organes internes du corps. Le squelette offre également des points d'attache pour les muscles, grâce aux tendons qui les relient, agissant comme un système de leviers qui permet le mouvement. 


Les muscles, tissus fibreux responsables de la production des mouvements du corps par leur capacité à se contracter. Les muscles squelettiques sont attachés aux os par les tendons et contrôlent les mouvements volontaires.


Les ligaments, bandes de tissu conjonctif qui relient les os entre eux au niveau des articulations. Les ligaments stabilisent et soutiennent les articulations, limitant les mouvements excessifs ou anormaux.


Les articulations, points de connexion entre deux os ou plus. Elles permettent une variété de mouvements et de degrés de mobilité différents, en fonction de leur type et de leur emplacement dans le corps.


Les tendons, cordons de tissu conjonctif fibreux résistant qui relient les muscles aux os. Les tendons transmettent la force générée par la contraction musculaire aux os, provoquant ainsi le mouvement. Tout comme les os, les tendons sont soumis à un cycle continu de renouvellement, de nouvelles fibres remplaçant les anciennes qui disparaissent. 


Voici les principales fonctions des tendons :


  • Transmission de la force musculaire : les tendons transmettent la force générée par la contraction musculaire vers les os, permettant ainsi le mouvement des articulations.


  • Amortissement et protection : les tendons agissent comme des amortisseurs, absorbant les chocs et les tensions pour protéger les muscles et les os des blessures.


  • Efficacité du mouvement : grâce à leur élasticité, les tendons contribuent à l'efficacité des mouvements, en stockant et en restituant l'énergie mécanique lors des activités comme la course ou le saut.


  • Précision des mouvements : les tendons assurent la transmission précise de la force musculaire, permettant des actions délicates et coordonnées.


  • Stabilité articulaire : en maintenant une tension constante entre les muscles et les os, les tendons aident à stabiliser les articulations et à maintenir l'alignement correct du squelette.


Ainsi, les tendons jouent un rôle essentiel dans la locomotion et la réalisation d'activités quotidiennes, en permettant des mouvements précis et coordonnés tout en protégeant le corps contre les blessures.






4.     Pistes de décodage : faire le lien entre la valeur (l’os) et la force (muscle), permettre le geste juste et précise dans le futur, amortir, protéger, stabiliser …

 

 

En partant des éléments biologiques et physiologiques, que peut-on faire comme liens ?

Quelle est la logique psycho-biologique derrière l’inflammation d’un tendon ?

Quelle peut être « l’utilité » de ce symptôme ?

 

 

  •        Le tendon d’Achille est le plus gros tendon du corps ; il relie les muscles du mollet au talon. Il représente la force motrice pour vaincre la pesanteur et la gravitation terrestre ; grandir, s’élever, se mettre en chemin, se propulser vers l'avant. Il peut refléter des peurs ou sentiments de dévalorisation autour notamment de ces mouvements d’élévation ou d’avancement. La notion d’être sur le départ, dans les starting-blocks pour un sportif par exemple, mais figé dans un ressenti de "je ne vais jamais y arriver". Le tendon d’Achille peut évoquer une dévalorisation en lien avec l’idée de devoir « s’arracher de là ».

  •        L’épaule : de manière globale, la tendinite à l'épaule peut refléter des conflits émotionnels ou des stress liés à la capacité ou à la responsabilité de "porter" des fardeaux, qu'ils soient émotionnels, professionnels, ou familiaux. Cela peut aussi indiquer une difficulté à laisser aller des charges perçues comme trop lourdes ou une résistance à des changements nécessitant une adaptation de nos "capacités de portage". Ce sentiment de dévalorisation est en rapport avec les responsabilités réelles ou le poids symbolique que l'on croit devoir porter. Si une personne se sent constamment sous-évaluée pour ses efforts ou si elle doute de sa capacité à soutenir les attentes d'autrui, cela peut se traduire physiquement par une tension dans les tendons de l'épaule. Cela reflète la lutte entre le désir de répondre aux obligations et la sensation d'être inadéquat ou insuffisant dans ce rôle.

  •        La coiffe des rotateurs plus spécifiquement, reliant les muscles de l'épaule à l'os de l'humérus concernent spécifiquement les tendons et les muscles qui stabilisent l'articulation de l'épaule, pourrait être associée à la capacité ou à l'incapacité de "maintenir" ou de "manœuvrer" dans différentes directions. Elle représente la flexibilité ou la rigidité dans les choix ou les actions. Cela peut aussi suggérer des résistances à accepter ou à s'adapter à de nouvelles perspectives.

  •        Le tendon du coude (l'épicondylite' appelé également ‘tennis elbow’), est en lien avec une dévalorisation liée à l'incapacité d'effectuer un geste spécifique anticipé, une activité future. Ce trouble pourrait être l’indicateur d'anxiété ou de frustration face à des défis anticipés, reflétant une peur de ne pas être à la hauteur des attentes personnelles ou externes dans l'accomplissement de tâches spécifiques. Elle entraine une tension et une colère, souvent dirigées contre soi-même, face à des échecs réels ou potentiels. Lorsqu'elle est liée au travail, à l'effort, elle peut être le reflet d'un conflit intérieur entre les exigences professionnelles ou personnelles et la l'idée de compétence pour y répondre avec souvent une notion d'exigence de précision et d'efficacité. Ce type de tendinite pourrait aussi indiquer une difficulté à "jouer des coudes" dans des situations compétitives ou à doser la pression pour atteindre des objectifs.

  •        Les mains : (épitrochléite) les tendons des extenseurs et fléchisseurs de la main jouent un rôle clé dans la finesse et la précision des mouvements des doigts, et symbolisent la capacité à saisir et à retenir, reflétant potentiellement des conflits autour d’une dévalorisation dans une tâche manuelle précise, notamment dans l’action de serrer ou retenir ce que l’on tient dans la main (voire même retenir ceux qu’on aime, …). La main est aussi symbole de puissance, de pouvoir; une tendinite à la main peut évoquer un manque de confiance en ce que l'on fait, ce qu'on donne ou reçoit.

  •        Les poignets : les tendons du poignet permettent la flexion, l'extension, et les mouvements latéraux. Leur inflammation peut restreindre des gestes simples mais essentiels du quotidien. Une tendinite dans ces zones peut refléter la peur d'une maladresse. Le poignet situé entre l’avant-bras et la main est également un élément clé pour la transmission, la communication, l’expression. Par exemple, serrer une main ou signaler un arrêt de la paume, dire ‘stop’. Une altération de ces tendons peut affecter les interactions sociales et aussi la capacité à établir des limites. Elle symbolise l'impossibilité d'agir librement, comme l'idée d'être "pieds et poings liés" ou encore de se sentir « menotté », soulignant l'importance de ces mouvements dans la communication non verbale et les expressions de défense ou d'accueil.

  •        Les tendons rotuliens attachant le muscle quadriceps à la rotule. Crucial pour l'extension du genou, il peut symboliser le soutien pour avancer dans la vie ou encore des hésitations ou des peurs face à l'avancement ou le changement. Le genoux évoque aussi la capacité à plier; "mettre un genou à terre", c'est plier face à une autorité, à des injonctions. Il peut y avoir également le sentiment d'être infantilisé, se sentir empêché de s'émanciper, s'autonomiser, de mettre en mouvement ses choix et directions.

  •        Les hanches : la hanche met en relation deux os, le fémur, os de la jambe et l’os iliaque, os du bassin. Les tendons situés au niveau des hanches, notamment le tendon du muscle ilio-psoas, qui aide à la flexion de la hanche, et les tendons des muscles glutéaux, qui contribuent à l'extension, à l'abduction et à la rotation de la hanche, jouent un rôle crucial dans le mouvement et la stabilité de cette articulation. Un problème au niveau de ces tendons peut exprimer un conflit autour de la liberté d'avancement dans la vie ou des directions à prendre. Une hésitation ou un conflit intérieur concernant la progression personnelle, professionnelle ou, manifestant ainsi une difficulté à "avancer" ou à se détacher d'une situation qui nous retient. Elle peut être le signe d’une peur ou une dévalorisation de soi en lien avec un positionnement, une opposition, un affrontement.

 


Chacune de ces localisations ouvre des pistes sur des ressentis spécifiques et des conflits internes propres à chacun. En se posant les questions pertinentes sur les origines de ces sentiments de peur, d'impuissance ou de dévalorisation dans la mise en action de ces mouvement spécifiques, de désir de détachement ou au contraire de retenir, induisant de la colère souvent contre soi-même, il devient possible de progresser vers une compréhension plus profonde de nos besoins émotionnels. La guérison intégrera à la fois l'aspect physique de la tendinite ainsi que ses racines psycho-émotionnelles.


Le rôle de la douleur


Rappelons que la douleur est un mécanisme de survie archaïque ; elle nous permet de fuir ou à combattre ce qui est dangereux ou nocif pour notre organisme. Elle est tout simplement un signal d’alarme. Selon la définition officielle de l'Association internationale pour l'étude de la douleur, il s’agit "d’une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée, ou ressemblant, à celle liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle".

 

Notons que la tendinite survient durant la phase de réparation. En phase de conflit, il n'y a pas de symptôme visible ; le tendon s'amincit discrètement. La gêne est ressentie lorsque la réparation démarre. Ainsi, la douleur de réparation nous dissuade certes de reproduire un geste qui abimerait encore un peu plus les tissus, et aussi de continuer dans un cycle néfaste émotionnellement. Insister - par exemple en retournant au travail pour accomplir des tâches en total désaccord avec nos valeurs, si telle est la problématique à l’origine du symptôme - ne fait qu'augmenter la douleur et risque fort de mener à la chronicité (un article vous sera bientôt proposé sur le sujet de la chronicité).







5.     Comment sortir du problème ?

 

Afin de faciliter la mise en lumière de ce qui se joue inconsciemment et faciliter l’expression de vos ressentis, voici quelques catégories et questions qui peuvent être soulevées. A vous de percevoir s’il y a par exemple une résonance ou une montée d’émotion à la lecture de certaines d’entre elles.

 

Déclencheurs émotionnels et stress : identifier les événements stressants qui provoquent ou intensifient les symptômes.

Quelles étaient mes émotions prédominantes juste avant la première manifestation du symptôme ? Y a-t-il des changements récents dans ma vie qui ont pu augmenter mon stress ou mon anxiété ? Comment ai-je vécu les situations de conflit ou de pression récentes, et quel impact cela a-t-il eu sur mon bien-être émotionnel et physique ? Existe-t-il un schéma récurrent dans les moments où je me sens le plus stressé, et comment ces périodes coïncident-elles avec l'apparition ou l'aggravation de mes symptômes ?

 

Conflit entre actions et valeurs explorer l'harmonie ou les discordances entre ce que nous faisons et ce qui compte réellement pour nous.

Est-ce que je me sens aligné avec mes valeurs dans mon espace personnel ? et dans mon espace professionnel ? Comment je me sens lorsque mes actions ne reflètent pas mes croyances et valeurs personnelles ? Ai-je récemment vécu un événement, une contrainte spécifique qui m'a fait sentir dévalorisé ou incompétent ?


Pression de performance : observer plus en profondeur la quête de perfection et la peur de l'échec.

Existe-t-il des domaines de ma vie où je me sens particulièrement poussé à prouver ma compétence ? Quelles situations m'amènent à douter de ma capacité à accomplir des tâches avec succès et précision ? Quand ai-je ressenti pour la dernière fois que mes efforts n'étaient jamais suffisants, malgré mon investissement ? À quel moment ai-je commencé à craindre de ne pas répondre aux attentes de performance, que ce soit les miennes ou celles des autres ?

 

Attentes extérieures et autonomie : examiner la manière dont nous réagissons aux pressions externes et si elles entravent notre capacité à agir selon nos propres désirs.

Est-ce que je me sens contraint par des obligations ou des attentes extérieures qui entrent en conflit avec mes désirs personnels ? Comment est-ce que je vis la pression et les attentes dans mon environnement professionnel ? Quels sont les compromis que je fais pour répondre aux attentes des autres, et quel impact cela a-t-il sur ma propre santé mentale et physique ? Comment puis-je trouver un équilibre entre répondre aux demandes de mon environnement et rester fidèle à mes propres besoins et désirs ?

 

Adaptabilité et changement : prendre en considération notre degré d’adaptation à certains changements et capacité à vivre les séparations ou besoins de s’accrocher.

Ai-je des difficultés à me séparer ou à m'éloigner de certaines personnes ou situations ? Y a-t-il des aspects de ma vie où je me sens incapable de m'adapter ou de réagir avec flexibilité et justesse ? Face aux nouveaux défis, est-ce que je ressens une résistance intérieure qui me freine dans l'exploration de nouvelles voies ? Est-ce que je peine à développer ma capacité à accueillir le changement comme une opportunité, plutôt qu'une source de stress ou de peur ?

 

Besoins personnels : réfléchir à l'équilibre entre les soins personnels et le réflexe de protection envers les autres, ainsi que sur l'importance de vivre en accord avec ses propres valeurs et besoins.

Est-ce que j’ai tendance à ‘prendre sur moi’ les charges extérieures ? Quels sont mes sentiments autour de la nécessité de ‘lâcher du lest’ et prendre soin de moi-même ? Est-ce que j’éprouve un sentiment de culpabilité lorsqu'il s'agit de me prioriser ? Est-ce que je m’autorise à faire librement ce qui m’anime, ce qui me plait ?

 

 

OBSERVER les liens de causes à effets. DÉCODER la logique biologique. CONSCIENTISER la difficulté que le corps exprime. EXPRIMER ses ressentis.

 

6.     Cas pratiques


Cas d’un graphiste freelance, en pleine période de livraison de projets cruciaux à ses clients. Juste au moment de la date limite, il développe une tendinite au poignet qui entrave sa capacité à manipuler sa souris et son stylet graphique, outils essentiels de son métier. Cette tendinite résulte de la pression qu'il ressent pour livrer un travail parfait, en conflit avec sa peur profonde d'échouer ou de ne pas être à la hauteur des attentes. Le symptôme a également révélé un désir inconscient de pause, de "dire stop" à une cadence de travail devenue quasi insoutenable. Les différentes prises de consciences ont du même coup amené le consultant à reconsidérer ses limites personnelles et professionnelles pour préserver son bien-être.


Cas d’un chef d'orchestre reconnu, qui développe une tendinite de l'épaule droite avant une série de concerts internationaux majeurs. Cet artiste, connu pour sa précision et son énergie, ressent une pression immense pour surpasser ses performances passées. Malgré ses compétences et son expérience, la peur de ne pas atteindre les attentes élevées, tant les siennes que celles du public et des critiques, active chez lui un stress primal de survie : cette peur, perçue comme un risque de défaillance ‘ultime’, pousse son corps à réagir en tentant de "renforcer" son épaule, conduisant malheureusement à une tendinite. Cette réaction biologique est une tentative de protection contre l'échec perçu, illustrant un conflit de performance mêlé de peur et de dévalorisation. L'accent a été mis également sur l'identification de ses peurs, au-delà des perceptions négatives qu'il a pu avoir de ses capacités.

 

 

7.     L’expression idiomatique

 

« D’arrache-pied » : cette expression vient de l'ancienne pratique des vignerons qui arrachaient les mauvaises herbes autour des pieds de vigne avec tant de vigueur qu'ils semblaient prêts à arracher le pied de la vigne lui-même. Aujourd'hui, elle symbolise un travail acharné et persévérant. Cette expression se lie au décodage de la tendinite du tendon d'Achille en illustrant l'effort intense et parfois douloureux nécessaire pour se détacher d'une situation qui nous retient ou pour surmonter des obstacles personnels, écho à la difficulté de "s'arracher de là".





©2024 par Caroline PICOU-NOLL - L'ATELIER DE L'ÊTRE - Tous droits réservés









 

 

296 vues

Comments


bottom of page